Un réseau d’accueil et d’encadrement pour les jeunes

Elisabeth Jeunesse

Gestionnaire : Anne asbl

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En 2025, Elisabeth Jeunesse a poursuivi son engagement dans le domaine de l’éducation non formelle au Luxembourg, en accompagnant les jeunes de 11 à 29 ans dans leur développement personnel, leur participation sociale et leur autonomie.

L’année a notamment été marquée par la mise en place d’un coaching individuel des collaborateurs ainsi que par l’élaboration d’un nouveau concept d’action général dans le cadre de la reprise de la Maison des Jeunes de Dalheim. Le service des colonies de vacances a également été évalué et développé. En 2025, 11 colonies ont été organisées, dont, pour la première fois, une colonie dédiée aux sports nautiques. La formation du Brevet animateur a permis à 54 jeunes de se former. De manière générale, un nombre croissant de jeunes engagés a pu être recruté et accompagné. Enfin, la fréquentation des maisons de jeunes a augmenté de 38 % par rapport à 2024.

En 2025, Babysitting.lu a poursuivi son développement en tant qu’offre structurée de formation et de mise en réseau. Le projet renforce l’autonomie, le sens des responsabilités et les compétences des jeunes à travers une combinaison de formations, d’outils digitaux, de partenariats et d’un accompagnement pédagogique adapté. Au cours de l’année, 17 formations ont ainsi été organisées.

Andy, éducateur : j’ai réalisé mon rêve de travailler avec les jeunes

Depuis dix ans chez Elisabeth, Andy travaille aujourd’hui comme éducateur au sein d’une maison des jeunes. Après un parcours scolaire difficile, il a trouvé sa voie dans le secteur social et a pu réaliser son souhait de travailler avec les jeunes, tout en suivant sa formation d’éducateur en parallèle de son activité professionnelle.

Au quotidien, Andy les accompagne à travers des activités variées mêlant échanges, sport, musique ou projets créatifs. Il est notamment à l’origine du projet « Heated Emotions », consacré à la santé mentale des jeunes après le Covid, récompensé par le prix national « Best Youth Work in Town ». Dans cette continuité, il développe aujourd’hui « Cross Your Borders », un projet encourageant les jeunes à dépasser leurs limites physiques et mentales.

Pour Andy, Elisabeth permet d’évoluer, de développer ses propres projets et d’accompagner les jeunes dans des moments importants de leur parcours.

Depuis quand travailles-tu chez Elisabeth ?
Je suis chez Elisabeth depuis dix ans. J’ai commencé dans la crèche de Troisvierges sans diplôme, puis j’ai rejoint la maison des jeunes en 2019.

Comment es-tu devenu éducateur ?
Le système scolaire luxembourgeois n’a pas été simple pour moi. En décrochage scolaire après la neuvième, j’ai commencé à travailler dans une crèche. En parallèle, j’ai suivi une formation d’éducateur à Liège, tout en travaillant à temps partiel. Mon souhait a toujours été de travailler avec des jeunes. Lorsqu’un poste s’est libéré à la Maison des jeunes, j’ai postulé et j’ai été engagé.

Pourquoi avoir choisi Elisabeth ?
Par hasard au départ, en cherchant un emploi. Mais c’est devenu une vraie chance : Elisabeth m’a soutenu pour passer mon diplôme et m’a permis de réaliser mon rêve de travailler avec les jeunes.

Comment se déroule une journée au Jugendhaus ?
Le matin, je m’occupe de l’organisation : projets, planning, budget. L’après-midi, le centre ouvre aux jeunes, sans inscription. Les activités se créent souvent sur le moment : discussions, jeux, musique, sport ou cuisine.

Peux-tu nous parler d’un projet marquant ?
« Heated Emotions » est un projet que j’ai moi-même conçu autour de la santé mentale post-Covid. Il répondait à un réel besoin : aider les jeunes à reconnaître et à exprimer leurs émotions. Ils ont écrit, composé, et mis en scène un spectacle intense et profondément émouvant. Ce projet a d’ailleurs été récompensé par le prix national « Best Youth Work in Town ». Dans la continuité, nous lançons cette année « Cross Your Borders » : une randonnée pensée pour encourager les jeunes à dépasser leurs limites, tant physiques que mentales.

Et une anecdote marquante ?
Lors d’un projet musical, un jeune en décrochage scolaire a retrouvé confiance en lui et découvert une véritable passion. Après une représentation très émotive, il a embrassé sa mère, sa grand-mère et ensuite moi-même, les larmes aux yeux. Cette expérience a été un déclic : il souhaite désormais devenir éducateur. Aujourd’hui, il s’investit activement dans les activités et commence à assumer des responsabilités avec enthousiasme.

Et pour cette année, quelles sont les priorités ?
Des activités sportives comme Sport ouni Drock – un entraînement de football sans pression – ou encore des sports de combat tels que le kickboxing ou la boxe, sont au cœur de notre programme. Elles permettent aux jeunes d’apprendre le respect, de mieux connaître leurs limites et de canaliser leurs émotions.

Qu’est-ce que ton travail t’apporte ?
Beaucoup. Je me suis développé professionnellement et personnellement. J’ai appris à faire confiance et à transmettre. Chez Elisabeth, on a la chance de pouvoir évoluer et proposer ses propres projets.