Depuis quand travailles-tu chez Elisabeth ?
Je travaille chez Elisabeth depuis dix ans et je suis éducatrice de formation. J’ai débuté mon parcours au sein du « Duerftreff » de l’épicerie Beim Lis, où j’ai contribué, durant six ans, au développement de ce lieu de rencontre inclusif et intergénérationnel. Lorsque le poste de Jobcoach a été créé, j’ai eu envie de relever un nouveau défi et j’ai saisi cette opportunité.
Comment es-tu devenue Jobcoach ?
Après six ans au « Duerftreff », je souhaitais évoluer vers une nouvelle fonction. Un poste de Jobcoach à temps partiel a été créé. La mission m’a tout de suite parlé : accompagner des personnes en situation de handicap vers le marché du travail ordinaire. Aujourd’hui, je ne pourrais plus imaginer faire autre chose.

Pourquoi avoir choisi Elisabeth ?
Avant de rejoindre Elisabeth, j’ai travaillé dans le secteur de l’enfance, notamment autour de la pédagogie par la nature, puis en maison relais. Lorsque j’ai découvert le site de Betzdorf pour la première fois, j’ai tout de suite ressenti que c’était là que je voulais travailler. L’ambiance est chaleureuse et les personnes accompagnées sont accueillies telles qu’elles sont, avec leurs forces et leurs fragilités. Ici, chacun est respecté.
Comment se déroule une journée en tant que Jobcoach ?
Aucune journée ne ressemble à une autre. Bien sûr, il y a une partie administrative, avec les e-mails ou la préparation des dossiers. Mais je passe surtout beaucoup de temps sur le terrain.
Je prépare des CV avec les candidats, je rencontre des employeurs potentiels et j’accompagne les personnes lors de leurs premières démarches. Souvent, je rencontre d’abord le responsable de l’entreprise afin de discuter de l’accueil de la personne. Ensuite, nous faisons le trajet ensemble en transports publics pour vérifier que tout se passe bien. Je suis là pour accompagner les deux parties : l’employeur comme le futur collaborateur.

Quelles sont les spécificités de l’accompagnement vers l’emploi ?
La première étape consiste souvent à rassurer les employeurs. Beaucoup connaissent encore mal le handicap ou ont des appréhensions. Mon rôle est de montrer que recruter une personne en situation de handicap représente une véritable plus-value pour l’entreprise.
Il est également essentiel de préparer les équipes qui vont accueillir cette personne. Une communication claire est indispensable afin de lever les préjugés et de créer un environnement favorable.
Avec les candidats, il faut avancer étape par étape, utiliser un langage simple et clair, éviter les malentendus et respecter le rythme de chacun. Ce sont des adultes, il est important de les considérer comme tels. Beaucoup possèdent de nombreuses compétences ; notre rôle est de les mettre en valeur.
Qu’est-ce qui te plaît le plus dans ton travail ?
J’apprécie énormément d’être sur le terrain. Je découvre des entreprises très différentes et j’ai la chance d’observer leur fonctionnement de l’intérieur. Ce qui me procure le plus de satisfaction, c’est lorsqu’une personne trouve sa place dans une entreprise et que cette intégration fonctionne durablement.
Un accompagnement t’a-t-il particulièrement marquée ?
Oui, celui d’Andy, aujourd’hui intégré au sein du CGDIS. Ce qui m’a impressionnée, ce sont ses compétences, son sens de l’initiative et la manière dont il est devenu un membre à part entière de son équipe. Voir le respect que lui témoignent ses collègues est une immense satisfaction.
Découvrez également le portrait d’Andy sur notre site. https://www.elisabeth.lu/actualites/du-stage-en-atelier-a-un-poste-fixe-au-cgdis/
Qu’est-ce que ton travail t’apporte, humainement ?
Beaucoup. Pour moi, ce n’est pas seulement un métier. J’en parle souvent autour de moi, parce que je suis convaincue que les personnes en situation de handicap ont énormément de ressources à offrir. Elles sont motivées, compétentes et apportent une vraie valeur aux entreprises. Et, au quotidien, ce sont elles qui m’apprennent énormément.